De Jack WOLF.

 

MISERICORDIA

 

Alors tout d'abord, une petite particularité dans l'écriture de ce livre : les mots jugés importants par l'auteur sont mis en avant dans les phrases en employant une majuscule. Dans un premier temps, cela est plutôt déroutant, car le regard s'attarde sur les mots ; mais, au bout, de quelques pages, on en fait abstraction, même si elles restent omniprésentes. Cette particularité de mettre en avant les mots était utilisée au 18ème siècle, comme cela est expliqué en début de livre.

Maintenant, passons à l'histoire en elle-même.

18ème siècle. Tristan est le fils d'un châtelain veuf, vivant dans la campagne anglaise. Il y passe son enfance et son adolescence en compagnie de son meilleur ami Nathaniel, qui disparaît/l'abandonne du jour au lendemain. Il y côtoie également de près ou de loin les préceptes de la religion et de l'imaginaire.

Il finit par quitter son Berkshire natal pour étudier la médecine et la chirurgie afin de soulager la souffrance... C'est un étudiant assidu et obsédé. A tel point qu'il met en pratique, sous couvert de la volonté de comprendre et de soulager la douleur des patients, lors de son "temps libre", les enseignements acquis en infligeant cette même douleur. Il finit par prendre peur, car il découvre qu'il aime observer les effets de la douleur et l'infliger. Entre son besoin compulsif d'apprendre, ce plaisir à infliger la douleur et son amour inconditionnel pour Katherine, il finira par se perdre dans des tourments intérieurs et devient sujet aux hallucinations. On oscille ainsi entre réalité et folie...  

Un savant mélange, où on y décrit une médecine/chirurgie naissante, où tout est à découvrir et à perfectionner, associées aux croyances religieuses et populaires de l'époque. Le récit est si bien mené que l'on a parfois du mal à distinguer les moments de lucidité et de folie de Tristan.

J'ai beaucoup apprécié ce roman.

  

Bonne lecture !!!