De John King.

 

White Trash

 

Une belle découverte. Surprenante, car la quatrième de couverture ne vous prépare pas du tout à cette fin.

En débutant cette histoire, pour laquelle j'avoue avoir eu un peu de mal à me mettre dedans, tant les premières pages sont un peu déroutantes... Ensuite l'histoire se met en place comme on peut s'y attendre et on y découvre principalement 2 personnages : Ruby, infirmière et Mr Jeffrey, dirons-nous directeur de l'hôpital. De là, nous apprenons à connaître les 2 protagonistes jusque là dans le cadre initialement décrit par la 4ème de couverture, c'est-à-dire une critique/un constat social(e) de la société anglaise.

Elle, toujours à voir le côté positif des choses alors qu'elle a déjà vécu des événements tristes dès son jeune âge : son père décédé, son chien euthanasié, sa mère atteinte de la maladie d'Alzheimer ; issue d'une classe sociale moyenne et vivant au jour le jour et profitant du jour présent.

Lui, ayant toujours eu ce qu'il voulait, issu de la classe aisée, n'ayant jamais eu à se poser la moindre question, vivant aisément et ne pensant/ne vivant que pour son travail.

Puis au fil des pages, le personnage de Jonathan Jeffrey prend une tournure plus étrange et noir... Je me suis dit : "Il n'est pas net celui-là !"

Et cela se confirme dans le dernier quart du livre, où l'on découvre un meurtrier sans vergogne, qui sous prétexte d'aider les gens à mourir dans la dignité et afin de leur éviter des souffrances, les tue par injection et garde un de leurs objets en trophée.

Une belle montée en puissance pour ce roman noir, bien mené.

Il a écrit un autre roman intitulé Skinheads, qui me tente bien après ce premier titre.

 

Bonne lecture !!!